Ce que le téléphone portable a changé pour ces pêcheurs de sardines

 

Comment la popularisation du téléphone mobile a pu améliorer le sort de deux petits villages de pêcheurs, et démontrer le caractère bénéfique de l’extension des échanges et de l’information.
Par Guillaume Nicoulaud.
Soit deux petits villages de pêcheurs de sardines du sud de l’Inde. Chaque nuit, les pêcheurs de chaque bourg partent jeter leurs filets en mer et, le matin venu, ils vendent leurs prises sur la plage à la population de leurs villages respectifs.
Parce qu’ils sont relativement distants l’un de l’autre et ne disposent pas de moyens de communication rapide, nos villages vivent en autarcie. C’est-à-dire que leurs habitants n’achètent de sardines qu’aux pêcheurs de leur propre village qui, symétriquement, n’en vendent à personne d’autre que leurs concitoyens.
Dans l’état actuel des choses, donc, la ration quotidienne de protéines des habitants de nos villages dépend exclusivement de leurs pêcheurs respectifs. Si la pêche est fructueuse, il est probable que les sardines seront bradées au marché du matin et il n’est pas impossible que les pêcheurs se retrouvent même avec des invendus — c’est-à-dire des poissons bons à jeter.

Voir la suite ici

Alphonse Allais, les sardines de la Manche et le café soluble…


Alphonse Allais, que le démon de l'invention habitait, tout comme son ami Charles Cros, a, dans nombre de ses nouvelles, créé des inventions absurdes, délirantes, avec un imperturbable sérieux et un ton enthousiaste qui parodie le journalisme scientifique et technique des dernières années du XIXe siècle.
Il propose ainsi de réaliser un pont flottant sur des pontons réalisés en vieilles boîtes de sardines, car les restes d'huile adhérant aux boîtes permettront de garantir la sécurité de l'ouvrage en aplanissant les pires tempêtes par la technique du filage de l'huile, bien connue des marins…
Il reste de lui l'image d'un homme à l'humour acide et un spécialiste de la théorie de l'absurde, mais il est aussi l'auteur, moins connu, de travaux scientifiques : recherches sur la photographie couleur, dépôt d'un brevet pour le café lyophilisé, travaux très poussés sur la synthèse du caoutchouc. C'est en effet Alphonse Allais, qui a découvert, dès 1881, le café soluble lyophilisé dont il a déposé le brevet le 7 mars 1881 sous le numéro no 14152010, bien avant donc que Nestlé, grâce à son chimiste alimentaire Max Morgenthaler (de), le reprenne en 1935 et lance le Nescafé11.
Un artiste d'avant-garde…
Alphonse Allais est l'auteur de certaines des premières peintures monochromes : inspiré par le tableau entièrement noir de son ami Paul Bilhaud, intitulé Combat de nègres dans un tunnel, présenté en 1882 au salon des Arts incohérents (qu'il reproduira avec un titre légèrement différent), il présente aux éditions suivantes de ce Salon ses monochromes, dont par exemple Récolte de la tomate par des cardinaux apoplectiques au bord de la mer Rouge (1884), ou encore Première communion de jeunes filles chlorotiques par temps de neige (1883), qui précèdent d'une génération le Carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malevitch.
Il est aussi, bien avant John Cage ou Erwin Schulhoff, mais sans jamais se prendre au sérieux, l'auteur de la première composition musicale minimaliste : sa Marche funèbre composée pour les funérailles d'un grand homme sourd, est une page de composition vierge, parce que « les grandes douleurs sont muettes ».

sardines Founty


La police municipale de Bobo-Dioulasso affirme avoir saisi mercredi 233 cartons de sardines impropres à la consommation
Selon elle, chaque carton contient 50 boites, un calcul rapide permet d’estimer à 11 650 boites saisies lors de ce coup de filet de la police. Cette saisie intervient quelques semaines après une autre saisie de même nature dans la capitale burkinabè. La Police municipale de Ouagadougou avait mis la main sur une importante quantité de boites de conserves avariées notamment des sardines, le jeudi 27 avril.
Mariame Soma, oméga Bobo

OUF…elle est là…

Les bateaux de pêche sont partis au petit matin pour pêcher les premières sardines de la saison. Ils sont rentrés au port vers 10h avec leur précieuse cargaison. Comme le veut la tradition, un panier de 100 sardines fraiches a été remis au maire de la commune.
Une trentaine de restaurateurs vont également recevoir une caisse de 3 kilos de sardines qu'ils devront cuisiner et proposer sur leur carte du week-end.
Les festivités autour de la sardine de printemps vont avoir lieu toute la journée à Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
2 000 tonnes de sardines sont pêchées chaque année au large de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
A noter qu'ici on vend les sardines par 12… Ça fait cher du kilo !

La fête de la sadine vue à la télé

Une vraie émission de télé sur la sardine à l'occasion de la fête de la sardine à Saint-Gilles-Croix -de-Vie.
On y apprend quelques petites choses sur un ton badin. Ne pas tenir compte des papillons qui attaquent les ruches pour jouer la diversité.
La sardine mériterait mieux !
La fête ayant lieu le 6 mai et l'émission ayant été enregistrée le 4 on échappe aux défilés franchouillards caractéristiques de cette belle fête d'un autre âge !
Mais on y reviendra…


Sardines explosives au Burkina

©Koaci.com – Vendredi 28 avril 2017 – Une importante quantité de boites de sardines avariées vendues à la sauvette dans un marché de la capitale a été saisie par des éléments de la police municipale a annoncé vendredi son commandant Jean Marie Ouédraogo. 

‘’Nous avons reçu un appel nous informant de la vente de boites de sardines à la qualité douteuse dans un marché. Les agents qui s’y sont rendus ont constaté les faits et décidé d’embarquer toutes les conserves dont certaines d’entre elles ‘’explosaient’’ toutes seules’’, a confié le commandant de la police municipale. 

Il s’agit d’une importe quantité et après vérification, les spécialistes ont confirmé les craintes liées à la consommation de tels produits impropres à la consommation, a-t-il ajouté indiquant avoir ordonné la destruction des boites de sardines qui seront incinérées au centre d’enfouissement. 

Selon Burkina Faso: Une importante quantité de boites de sardines avariées saisie , commandant de la police municipale, cette saisie est peut être un échantillon car on ignore la quantité déjà écoulée par la vendeuse qui a été mis aux arrêts pour répondre de ses actes.

Boa, Ouagadougou

Sardines du Ramadan

Les prix du poisson s’envolent. Quelques semaines avant le Ramadan, le kilo de sardines a atteint 18 DH et risque de passer à 25 Dh durant les deux premières semaines du mois de jeûne. Les détails.
Un mois nous sépare du mois sacré du Ramadan et, déjà, les prix du poisson flambent, constate Al Ahdath dans son édition de ce mardi 2 mai. Ainsi, affirme le quotidien, les prix du poisson en général ont augmenté, avec un pic pour un produit phare de la table marocaine, à savoir la sardine dont le kilogramme a atteint les 18 DH le week-end dernier. Et ce n’est pas tout. Le prix de ce poisson devrait continuer à monter pour passer à 25 DH/kg durant les deux premières semaines du mois sacré, précise Al Ahdath qui cite des professionnels.

Cette tendance à la hausse des prix des produits de la mer, qui risquent d'atteindre un niveau record, est devenue habituelle mais continue de susciter l’ire des consommateurs. Néanmoins, les prix baissent, d'ordinaire, vers la fin du Ramadan, affirme Al Ahdath.

Pour ce qui est des raisons de cette hausse, Al Ahdath avance trois causes, à savoir la rareté du poisson en cette période de l’année, le problème de la spéculation et les intermédiaires. Les prix du poisson obéissent aussi à la loi de l’offre et la demande, ajoute le quotidien en citant une source gouvernementale. Logiquement, la forte demande sur les produits de la mer, incontournables dans le menu de la majorité des familles marocaines durant le mois sacré, fait que leurs prix s’envolent toujours à cette période. Un phénomène qui oblige parfois les ménagères à se contenter des poissons surgelés en provenance de Chine, leurs prix restant abordables.

Par Zineb El Ouilani in Kiosque360.

"Comme des sardines…", film documentaire de Thierry Aguila

Vous souhaitez voir ou revoir le documentaire de Thierry Aguila en partie tourné au Musée imaginaire de la sardine lors de l'exposition de Saint-Apollinaire ? Il est en téléchargement pour 7 jours ici : https://we.tl/0lyz7vEOoz ou sur demande en nous contactant.
Pour tout savoir sur la sardine grâce au talent des plus éminents sardinologues…


Sardine. Gonidec s'installe sur le marché chinois

Les meilleures sardines du monde accessibles au plus grand marché mondial…

La conserverie Gonidec, à Concarneau (29), va vendre ses boîtes de sardines par le biais de chaînes de télé-achat chinoises. 200.000 boîtes de la marque « Les Mouettes d'Arvor » ont déjà été commandées.

Les Chinois sont des accros du téléachat. « À l'inverse de chez nous où on juge ça ringard, là-bas, c'est in », commente Jacques Gonidec, le sourire aux lèvres. Le conserveur de Concarneau a toutes les raisons de se réjouir. Il est le seul à avoir contractualisé avec CHSA, entité qui regroupe 28 chaînes de télé-achat. La signature du « business memorandum » s'est faite cette semaine, à l'issue de la venue d'une délégation chinoise à Rennes où elle a rencontré 34 entrepreneurs bretons (Le Télégramme du 4 avril).

200 millions de clients potentiels!

Au-delà du contrat conclu avec la Chine pour ses produits, Jacques Gonidec est heureux de pouvoir faire rayonner Concarneau et la Bretagne.

la suite ici

Sardines de chef


Jean Marc Pérochon, dans ses cuisines, présentant la sardine cuisinée à sa façon. | Ouest-France
 
Le conserveur Gendreau signe une boîte de sardines avec un chef étoilé. Une première dans le domaine. Tout bon pour valoriser le poisson argenté. Le chef Jean-Marc Pérochon a apporté sa connaissance de la gastronomie pour élaborer une recette de sardine commercialisée par la conserverie Gendreau. La collaboration entre le restaurateur de l’hôtellerie des Brisants, à Brétignolles-sur-Mer, a débouché sur le lancement d’une série de 40 000 boîtes de sardines. Une recette gastronomique mise en boîte et commercialisée dans certaines enseignes de la grande distribution. La sardine au citron confit de coriandre va faire son apparition dans les rayons. Une nouvelle ligne de sardines développée par la conserverie Gendreau positionnée sur une production haut de gamme.

News from Brussels

Dix ans pour repeupler la mer Méditerranée

Pour garantir un revenu aux 300.000 pêcheurs, il faut laisser les stocks de poisson se reconstituer © Maxppp - Franz Chavaroche

On se souvient du combat pour défendre le thon rouge, qui se faisait particulièrement rare en Méditerranée. Mais les maquereaux et les sardines sont menacés aussi. Les stocks de poissons continuent à baisser. Bruxelles veut freiner ce déclin des ressources en poisson, avec un plan de dix ans.
C'était la semaine dernière, à Malte. L'Union européenne et sept pays extérieurs à l'UE mais riverains de la Méditerranée, se sont mis d'accord pour lutter contre la surpêche, un accord baptisé "MedFish4Ever". Autour de la table, aux côtés de la France, de l’Italie, de l’Espagne et de la Grèce, il y avait la Turquie, l’Égypte, la Tunisie ou le Maroc. Tous ces états se sont engagés à surveiller de près les volumes de poisson. Bruxelles veut freiner ce déclin des ressources halieutiques en Méditerranée, avec un plan de dix ans.
voir ici in France Bleu

Sauver un sardinal

Sauvez le A.A. un sardinal catalan avec l'association BONANÇA.

Construit en 1905, dans les ateliers Bonafos de Banyuls sur mer, le AA (Albert-Alexandrine), barque catalane, était dédié à la pêche à la sardine et basé au Barcarès de 1907 à 1970. Puis c’est devenu un bateau de plaisance. Abandonné dans une darce, l’association Bonança l’a récupéré en 2007 pour le sauver. En 2013 elle décide de le remettre en état pour le faire à nouveau naviguer.
Implantée à « la font del port », au sud de l’étang de Salses Leucate, Bonança a pour buts la réhabilitation et la sauvegarde du patrimoine maritime catalan.
 
Aidez nous à remettre le AA sur l’eau en participant à la souscription de la Fondation de France. Elle vous permettra de déduire de vos impôts 66 % du montant de votre don.
 
Par chèque libellé à l’ordre de « Fondation du Patrimoine – le Sardinal le AA » et adressé à la Fondation du Patrimoine 2, bis rue, jules Ferry 34 000 Montpellier, en précisant votre nom ou nom de société et adresse pour recevoir votre reçu fiscal.
Et grâce à vous, ça y est : il est sur l'eau !

Le réchauffement affecte les eaux marocaines…et les sardines


Tropicalisation et gélification de l'océan, mortalité massive d'animaux marins dans certaines
régions, hausse de la température de la mer, apparition d'espèces tropicales, épisodes de mortalité
massive de poissons... L'Institut national de la recherche halieutique (INRH) a observé, ces
dernières années, de nombreux signaux de l'impact des changements climatiques sur les
ressources halieutiques. Éclairage.
Le Maroc dont le domaine maritime est d'une superficie d'un million de km2 abritant d'importantes
ressources halieutiques, doit redoubler d'efforts pour s'adapter aux changements climatiques. C'est
l'enseignement majeur qui ressort de l'intervention de Najib Charouki, chercheur auprès de l'INRH,
dans le cadre d'un panel consacré aux défis des changements climatiques dans le secteur
halieutique au Maroc, au salon Halieutis à Agadir.
Les signaux qui ont été détectés ces dernières années par l'INRH à travers des études, des
observations ou des investigations - menées sur le terrain - prouvent que l'impact au Maroc des
changements climatiques sur les ressources halieutiques est significatif.
"Durant 2011 et 2015, années marquées par le réchauffement de la mer au niveau mondial, la
phénologie de deux espèces, à savoir la sardine et l'anchois, a démontré des anomalies", a
précisé Najib Charouki. "En 2011, la taille de première maturité de la sardine est descendue
au-dessous de 11 cm tandis qu'en 2015, la ponte de l’anchois s’est étalée au-delà de la période
estivale jusqu’à la fin d’automne", a-t-il détaillé.

…/… la suite ici in medias24.com

Sardines : Le Maroc 1er exportateur mondial


Infomédiaie Maroc - Grâce à ses 2 façades maritimes, méditerranéenne et atlantique, un littoral qui s'étend sur 3 500 kilomètres et un espace maritime d’environ 1,2 million de km2 réputé parmi les zones les plus poissonneuses au monde, le Maroc dispose d’un important patrimoine halieutique, le plaçant au 1er rang des producteurs de poissons en Afrique et au 25ème rang à l’échelle mondiale, selon l'Office national des Pêches (ONP).
 
Le Royaume est aussi le 1er exportateur mondial de sardines. La zone économique exclusive marocaine se caractérise par une grande diversité des ressources avec 500 espèces. L'ONP rappelle aussi que le secteur de la pêche occupe une place importante dans l’économie du Maroc.
 
Avec des captures atteignant plus d’un million de tonnes, il représente entre près de 3% du PIB et génère près de 700 000 emplois. Les exportations marocaines des produits de la mer ont enregistré près de 1,59 milliard de dollars, contribuant ainsi pour 58% aux exportations agroalimentaires. Le chiffre d’affaires du secteur connaît une croissance annuelle moyenne de 5% depuis 2001.

Bad trip au Costa Rica


Les poissons ont été retrouvés jeudi, le long du plage du Costa Rica. Les causes de cette mort fulgurante sont encore inconnues. 

video

 

Ils s'enchevêtrent les uns sur les autres, sur l'eau, à la cime des arbres: les corps de ces sardines recouvrent près de deux kilomètres de littoral. Les poissons se sont échoués jeudi sur les rives du golfe de Nicoya, au Costa Rica.
Pour l'instant, les causes de cette mort fulgurante n'ont pas été établies. Des scientifiques ont prélevé des échantillons d'eau pour trouver une explication. Il pourrait s'agir d'un phénomène naturel, d'après Freddy Campos, biologiste. "Une augmentation du nombre d'algues pourrait avoir causé un manque d'oxygène dans l'eau et les poissons auraient eu des difficultés à respirer". Mais il précise que le phénomène pourrait aussi être lié à la pollution. (in lexpress.fr)

Aquaculture. Des dérives pointées du doigt

Saumon, cabillaud, daurade... : de nombreux poissons d'élevage sont nourris avec de la farine d'autres poissons, comme les sardines et les anchois, au risque de mettre en péril la sécurité alimentaire de populations dans les pays en voie de développement, estime l'ONG Bloom. 
 « Entre 1950 et 2013, 25 % des captures de poissons dans le monde (...) ont été réduites en farine et en huile », indique l'association française dans un rapport intitulé « Le côté obscur de l'aquaculture », réalisé avec deux universitaires canadiens, Megan Bailey (Dalhousie University) et Tim Cashion (University of British Columbia). « Actuellement, c'est 20 % », précise Frédéric Le Manach, directeur scientifique de Bloom, notamment parce qu'une part croissante de la farine ou de l'huile provient désormais de déchets de poisson. Mais en Europe, « il y a eu de grands changements », rappelle un professionnel français de l'aquaculture qui a requis l'anonymat : « Il y a 15 ans, on mettait 50 à 60 % de produits de poisson dans les aliments, à ce jour, on est à moins de 20 % ». 
 
Essor en Asie 
Bloom craint cependant une reprise à la hausse de l'utilisation de farine dans les années à venir, « notamment à cause de l'essor de l'aquaculture en Asie où les éleveurs ont constaté qu'en mettant du poisson dans la nourriture des poissons d'élevage herbivores, ils avaient meilleur goût et grossissaient plus vite », indique Frédéric Le Manach. « L'aspect le plus scandaleux et problématique » de la pêche minotière, c'est que « 90 % des espèces ciblées pour être réduites en farine sont comestibles », souligne Claire Nouvian, présidente de Bloom. Comme les sardines ou les anchois. Les navires entrent « en concurrence directe avec les pêcheries vivrières locales », notamment en Afrique de l'Ouest, posant « une grave menace » sur la sécurité alimentaire des populations locales, souligne l'ONG. Les volumes pêchés sont « absolument phénoménaux » pour alimenter une aquaculture qui fournit désormais près de 50 % du poisson consommé dans le monde, ajoute-t-elle. Selon Bloom, l'aquaculture est la principale utilisatrice des farines de poisson (environ 57 % de la production mondiale), devant l'élevage de porcs (22 %), le secteur avicole (14 %), le reste étant utilisé pour l'alimentation d'animaux domestiques ou de visons. 
 
Des garde-fous en Europe 
En outre, « au début, on a ciblé les sardines, les anchois, les sprats... Maintenant on cible aussi le poisson sanglier, des poissons lanternes et le krill », une petite crevette de l'Antarctique essentielle dans la chaîne alimentaire, souligne Frédéric Le Manach. « Des garde-fous sont mis en place par les instances de chaque pays, au niveau étatique et des interprofessions », fait valoir le professionnel du secteur. « C'est relativement prégnant en Europe, depuis longtemps », mais ailleurs, c'est parfois « un peu plus le Far-West », admet-il, soulignant que le marché de l'aquaculture est mondial. Ce que relève également le comité des pêches régional de Bretagne, qui précise qu'il n'y a pas d'armement breton qui pratique cette pêche.

© Le Télégramme

Des sardines pour les poulets, des insectes pour les porcs

Petits poissons comestibles transformés en farine : "Un problème de sécurité alimentaire", dénonce une ONG
Un banc de sardines, au large de l'Afrique du Sud.  (PETE OXFORD / MINDEN PICTURES / BIOSPHOTO / AFP)

Des poissons réduits en farines sont utilisés pour l'élevage d'autres poissons, de porcs ou de poulets. Une transformation qui représente un danger pour les écosytèmes et la sécurité alimentaire, souligne l'ONG Bloom mardi.
Elle dénonce la transformation de plus en plus importante des petits poissons (sardines, anchois) en farine pour nourrir les poissons d'élevage mais aussi les poulets et les porcs, dans un rapport publié mardi 14 février. Sa présidente, Claire Nouvian, a expliqué sur franceinfo pourquoi cette récolte est dangereuse pour l'écosystème et pose des "problèmes de sécurité alimentaire".


franceinfo : Pourquoi récolte-t-on autant aujourd'hui ces petits poissons sauvages ?
Claire Nouvian : la pêche au niveau mondial a un problème chronique qui s'appelle la surcapacité de pêche. Il y a trop de bateaux puissants qui pêchent de façon trop efficace un nombre de poissons qui ne fait que décliner et donc on voit les captures mondiales chuter depuis la fin des années 1980-1990. Les industriels de la pêche ont déplacé leurs efforts de pêche vers les poissons plus petits pour les réduire en farine, et pour aller vers une aquaculture maîtrisée, mais à un prix très élevé pour les écosystèmes et dans une logique infernale vers une chute ultime.

Quels sont les problèmes que pose la pêche industrielle de petits poissons sauvages ?
Ces poissons qu'on appelle poissons de fourrage servent d'échelon alimentaire de base à l'ensemble des écosystèmes océaniques, c'est-à-dire les mammifères marins, les oiseaux marins, les grands poissons prédateurs... Donc là, on les leur retire. C'est le premier échelon majeur de l'échelle alimentaire océanique. Ensuite, ces poissons de fourrage ne sont pas des espèces que nous aimons consommer. Par conséquent, on les réduit en farine pour produire les poissons avec de gros filets blancs qu'on aime voir dans nos assiettes. Le problème, c'est qu'on a envoyé nos bateaux de pêche, nos flottes industrielles, vers les pays qui ont encore des eaux poissonneuses, en général les pays en développement. Or les populations des pays en développement,  consomment ces poissons de fourrage : elles mangent les sardines, les anchois, etc.

Cela pose de vrais problèmes de sécurité alimentaires en allant retirer de la bouche les protéines qui servent à des gens qui en ont beaucoup plus besoin que nous.
Claire Nouvian, de l'ONG Bloom


Quelle est la proportion entre la production sauvage et les la production de poissons d'élevage ?
Au niveau mondial, c'est à peu près moitié-moitié. L'aquaculture a explosé de façon exponentielle depuis la chute des captures sauvages donc depuis la fin des années 1980. Aujourd'hui, tout ce qu'on consomme de saumons, quasiment, est issu de l'aquaculture. D'autre part, 90% des espèces qui sont réduites en farine dans le monde sont parfaitement comestibles par les humains. Donc, non seulement, ces poissons [réduits en farine, ndlr] sont donnés a des poissons prédateurs, mais on les donnes aussi à des espèces herbivores, qui n'ont donc jamais mangé de protéines animales. On les donne à des cochons, à des volailles. Il est évident que cet apport de protéines dans le régime des porcs est absolument superflu, et devrait même être interdit par l'Union européenne.

Comment consommer aujourd'hui ? Doit-on arrêter de manger des poissons d'élevage ?
Il faut consommer beaucoup moins de poissons d'élevage et sauvages. Choisir de consommer de façon rare de très bons produits. Limiter notre consommation en porc industriel et en volaille aussi, parce qu'il y a des impacts écosystémiques dans la chaîne en amont. Et on peut décider de choisir et d'encourager, via les pouvoirs publics, des solutions qui existent. Pour nourrir l'aquaculture, on peut créer des fermes d'insectes. Il y a des mouches qui pondent des larves énormes qui peuvent servir à nourrir les poissons prédateurs. On peut imaginer des cercles vertueux, y compris dans les schémas industriels. On peut même régler le problème des déchets parce qu'on va utiliser le sang des abattoirs et les invendus alimentaires pour faire des pâtes qu'on utilise pour nourrir les mouches.

Chlef : La sardine prend des ailes

Hausse des frais et baisse des prises
PUBLIE LE : 13-02-2017 | 0:00 in El Moudjahid
D.R
Le prix de la sardine enregistre des niveaux jamais égalés à Chlef, selon des citoyens de la région, qui regrettent que les bourses moyennes ne sont plus à même de "s'assurer" ce produit, considéré naguère comme un mets principal des catégories modestes à Chlef. Actuellement, les marchés du poisson à Chlef enregistrent une baisse de l’offre, en dépit de la disponibilité en son sein d’un port de pêche à Ténès, et de trois abris de pêche à Beni Haoua, El Marsa et Sidi Abderrahmane.  Selon le directeur de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya, Abderrahmane Abed, cette hausse "record" des prix du poisson, dont la sardine notamment, s'explique par la fin de la période de reproduction de la sardine, fixée entre juin et septembre. "Comme tout autre produit du marché, le poisson obéit au principe de l’offre et de la demande, mais les dernières intempéries sont principalement à l’origine d’une baisse drastique de la production halieutique, causant un déséquilibre sur le marché", a ajouté le même responsable. Un habitant de la ville de Ténès, Maàmar, a assuré à l’APS qu’il n’achète plus de poisson, en dépit de l’existence d’un port de pêche dans la région où il réside. "Le prix de la sardine, à titre indicatif, a atteint le pic des 800 DA le kg, contre pas plus de 100 DA, l’année dernière", a-t-il déploré. Pour Hadj Tayeb, la spéculation, le manque de contrôle et les intempéries sont autant de "prétextes avancés" par les vendeurs de poisson pour justifier cette envolée des prix et priver ainsi le citoyen modeste de sardine ou de tout autre produit de la mer. Le prix de la sardine oscille actuellement entre 600 et 800 DA à Chlef, contre 1.500 DA le kg pour le loup de mer et 2.200 DA pour la crevette royale.

Les sardines de Top chef

Un volontaire pour lui donner des leçons de sardine ?
video


Douarnenez. Des sardines en quantité exceptionnelle en baie 

  in Ouest-France

Il y a tellement de sardines à prendre que les pêcheurs doivent respecter des quotas stricts. Actuellement, chaque bateau peut prendre une à deux tonnes par jour maximum.
« Les bateaux se limitent volontairement, pour que la prise ne soit pas trop élevée », explique José Salaün, directeur de la criée de Douarnenez.
Le problème des pêcheurs, c’est que les sardines du début de l’année sont « maigres », c’est-à-dire qu’elles ont un taux de matière grasse trop faible pour intéresser les conserveries. Ces dernières sont d’ailleurs fermées actuellement, et les bolincheurs se contentent du marché du frais.« À partir de mars, le sédiment avec lequel se nourrit le poisson est plus abondant, et il commence à devenir plus gras », explique Steven Donnart.

« Les sardines ne vont pas s’envoler ! »

D’où une limitation prise en concertation avec l’OP. Actuellement, les bateaux de la baie sont limités selon la journée à ne prendre qu’entre une et deux tonnes par jour, en attendant que le poisson engraisse.Optimiste, Steven Donnart pense que les sardines ne vont pas trop s’éloigner des côtes du Finistère : « Elles ne vont pas s’envoler, ni traverser l’Atlantique ! »
Cette abondance subite et tardive a permis de rattraper le bilan de l’année dernière : selon la criée, 2016 a terminé l’année avec 120 % de prises de plus que 2015.

À Douarnenez, les pêcheurs s'entendent pour maintenir le prix de la sardine

Si cet été, les conserveries ont eu beaucoup de mal à s’approvisionner en sardine, depuis un mois, le poisson est de retour en abondance au large des côtes bretonnes. À Douarnenez, pour ne pas faire couler les cours, la profession met en place une nouvelle organisation.
video
  • Par Eric Nedjar
  • Publié le , mis à jour le
Ces jours-ci, les pêcheurs de Douarnenez n'ont pas à aller bien loin pour trouver de la sardine en abondance. © S.Soviller
© S.Soviller Ces jours-ci, les pêcheurs de Douarnenez n'ont pas à aller bien loin pour trouver de la sardine en abondance.
En début de semaine, ce lundi, 95 tonnes de sardines ont été débarquées au port de pêche de Douarnenez. Depuis un mois, ce poisson refait son apparition au large des côtes bretonnes.

Pour faire face à cette nouvelle abondance, pour ne pas innonder le marcher et éviter que les cours s’effondrent, la profession a décidé de s’entendre pour limiter à 5 tonnes par bateau, la quantité de poisson à pêcher. Elle a également mis en place un point de vente unique pour les sardines débarquées à Douarnenez, Concarneau ou Saint-Guénolé.

C’est mesures, expérimentées pour la première fois dans le Finistère, ont permis de maintenir ces derniers jours pour tous des prix de vente à 60 centimes de kilo.